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Born in 1976, lives and works in Paris


 

EDUCATION
Beaux-arts de Paris 1999 - 2004
EPSAA, E.L (graphic design) 1993 - 1999
Grants :
Madras (India)2003
Valencia (spain) 2003
Boston (USA) 2002
Dakar (Senegal) 2000 & 2001

SOLO SHOW
Carpenters Worshop Gallery, London, june 2006.
Galerie Alain Le Gaillard, Paris, january 2006.

GROUP SHOW
DRIPSY, Galerie Olivier Robert, june 08. (as curator & artist)
Simon Bernheim, Pablo Cots, John Divola, the ERS, Olivier Kosta-Théfaine, Didier Marcel, Barry McGee, Jon Naar, Steve Powers, Franck Scurti, Aurélie Slonina.

CURATING CONTEST, Hôtel La Louisiane, Paris, Decembre 07.
ART PROTECTS, benefit exhibition for Aides, Yvon Lambert, sept. 07.
ARTPARIS, galerie Alain Le Gaillard / galerie Olivier Robert, march 07.
Galerie Hambursin & Boisanté, Montpellier, dec. 2005.
NIKE "fall 2006" at galerie Artcore, Paris, nov. 2005.
Galerie Alain Le Gaillard, hors les murs, London, summer 2005.
New Kids On The Block, ENSBA, 2004.
Lil kingz, ENSBA, 2003.
India, ENSBA, 2003.
Expo à quai, Station Porte des Lilas, RATP, 2002.

 




Text by Paul Léger

"From the Cross or from Damascus, all roads, all dead-ends and all avenues de la Grande Armée,
all boulevards des Filles-du-Calvaire, all the paths of war lead to Rome. Like the chemin des Ecoliers,
all the most disreputable streets and lanes lead elsewhere.”

Jacques Prévert 


It is this “elsewhere” that Pablo Cots seizes on in his painting. A Brassaïan fruit springing from his first incantations, it was born on the walls and it is with rare abnegation that the artist has become its faithful high priest.
(...)Suspended above anxious reality, thrown down, the figures, tags and signs reveal themselves as authentic, humorous and wise. It is odd to find a painter of this fiery zone insisting on bridging the urban disorder gleaned on his many travels and his inner tensions, to recreate in each street painting the serenity of an ideal image.(…)
Beyond misdemeanors, unexpectedly, Cots often chooses a simple frontal approach and almost child-like, non-dramatized compositions to reinforce his stance in a form of benevolent nostalgia. The muted violence of cities, isolation and abandonment are never represented in the foreground. Graffiti acts more as an antidote to discreet, interiorized pain.
The friendly blessing that he bestows on the street is also found in the artist’s installations. (…) Guardian of the temple, Pablo practices the salvaging of materials like a prayer, sanctifying a bastard art destined for destruction and finding in the street and in anonymity a form of lost innocence.
This is how the painter avoids dead-ends, courting no hip visual system but seeking the old combination of interior and exterior, an explosive fusion that makes the street a timeless friend in the art of looking.

 

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Texte par Paul Léger

"De la Croix ou de Damas, tous les chemins, toutes les impasses, tous les culs-de-sac comme toutes les avenues de la Grande Armée, tous les boulevards des Filles-du-Calvaire,  tous les sentiers de la guerre mènent à Rome.
Comme le chemin des Ecoliers, toutes les rues et les ruelles les plus malfamées mènent ailleurs."
Jacques Prévert

C'est bien de cet ailleurs dont s'empare la peinture de Pablo Cots. Fruit BrassaÏen jaillissant de ses premières incantations, il nait sur les murs, et c'est avec une rare abnégation que l'artiste en est devenu le chantre fidèle.
Sa vision sait rendre familiers des  signes éphémères perçus le plus souvent comme vandalisme destructeur. Suspendus au delà d'un réel anxieux, précipité, les figures, tags, enseignes, se révèlent dans leur authenticité avec comique et sagesse. Il est curieux de trouver un peintre de cette zone fougueuse s'obstinant à nouer des correspondances entre les désordres urbains glanés au gré de ses nombreux voyages, et ses tensions  intimes, pour restituer à chaque peinture de rue la sérénité d'une vue idéale. Paix retrouvée hors des chemins de Rome et des avenues vierges, c'est au coeur du chaos que brille un feu d'espoir et de liberté essentielle.
Outre le raffinement de sa perception des formes liées au graffiti, qui échappe facilement au néophyte, et dont on perçoit notamment qu'elle rejette toute virtuosité du geste et lui préfère l'erreur et la maladresse, son inspiration se détourne des canons esthétiques établis. Au delà du délit, de manière inattendue, Cots choisit souvent la frontalité simple, composition presque enfantine et jamais dramatisée, pour rendre plus fort son propos dans une forme de nostalgie bienveillante. La violence sourde des villes, l'isolement et l'abandon n'y sont jamais représentés au premier plan, le graffiti agissant plutôt comme un antidote à une douleur intériorisée et pudique.
Cette bénédiction complice qu'il adresse à la rue se retrouve aussi dans les installations de l'artiste. Accumulation d'objets trophées, mélange de signalétiques et débris de jouets, présence ironique d'un office de police monumental, fonctionnent comme la reconsitution d'icônes laissées aux encombrants, ou celle d'un terrain vague comme autoportrait. Gardien du temple, Pablo pratique la récupération comme la prière, sanctifiant l'art bâtard voué à la destruction et trouvant dans la rue et l'anonyme une forme d'innocence perdue.
C'est ainsi que le peintre évite toutes les impasses, ne courtisant aucun système plastique de l'ère du temps, mais cherchant la synthèse ancienne entre l'intérieur et l'extérieur, fusion explosive qui fait de la rue l'intemporel complice du regard.